Encore une enquête « sulfureuse » sur les représentants de parents d’élèves : la PEEP demande que l’on respecte ces élus

Encore une enquête « sulfureuse » sur les représentants de parents d’élèves : la PEEP demande que l’on respecte ces élus

Un sondage réalisé par Georges Fotinos auprès de 23 % des chefs d’établissement du second degré sur la question des représentants de parents d’élèves, révèle que pour 66 % d’entre eux, ceux-ci ne sont pas représentatifs de la population scolaire ! Ils sont également considérés comme peu légitimes au regard des taux de participation aux élections scolaires.

La PEEP, Fédération à l’origine du mouvement des parents d’élèves et de leur participation à la vie des établissements scolaires, s’étonne de l’exploitation faite des résultats de ce sondage et de la remise en cause de la légitimité des parents élus.

La PEEP tient à rappeler que les représentants de parents sont bien élus. Ils ne sont ni cooptés ni choisis mais élus au sein de leur communauté par leurs pairs lors d’élections qui ne font l’objet d’aucune communication, ni même d’informations auprès des familles.

Les candidats essaient de faire « campagne » alors que la plupart du temps, ils ne disposent pas des coordonnées des parents d’élèves de leur établissement, pas plus que les moyens numériques, comme les ENT, ne sont mis à leur disposition pour transmettre leur profession de foi.

Alors, un taux de participation de 25 % pour des élections dont la majorité des électeurs ne connaissent véritablement ni les enjeux ni même le rôle exact de leurs élus - qui est très restreint - est assez exceptionnel, il faut bien l’admettre !

Mais surtout la PEEP tient à souligner que les raisons qui sont à l’origine de la situation déplorée par les chefs d’établissement, sont créées par l’institution elle-même.

Comment s’étonner d’un manque de disponibilité des parents pour participer aux nombreuses instances (conseils d’administration, conseils de classe, conseils de discipline, commissions permanentes, conseils de vie lycéenne, etc.) quand les réunions sont organisées à des horaires inaccessibles aux parents qui travaillent ?

Comment reprocher à certains parents de se focaliser sur la situation de leur enfant au détriment de l’intérêt général quand tout est fait pour favoriser l’émergence de listes de parents isolés et mal informés au détriment de celles des fédérations historiques qui, mieux informées, sont vues comme de potentiels empêcheurs de tourner en rond ?

Comment regretter un manque d’investissement des parents quand la question du statut de parent délégué est sans cesse reportée et que l’engagement bénévole des parents délégués se fait au détriment de leur vie professionnelle et familiale ?

La PEEP tient à rappeler sa revendication de voir aboutir ce dossier, en cette année où l’engagement associatif a été érigé en « Grande cause nationale ». Elle salue enfin l’abnégation et le bénévolat de ses milliers de parents délégués qui agissent, de la maternelle à l’enseignement supérieur, pour améliorer les conditions de scolarité de tous les jeunes.

Enfin quel beau sujet que celui de la démocratie et de la représentativité ! Il est regrettable de le traiter de la sorte !