Retour à l'école progressif

Retour à l'école progressif

Le 24 avril 2020

 

RETOUR À L’ÉCOLE PROGRESSIF, SUR LA BASE DU VOLONTARIAT DES PARENTS D’ELEVES

La Fédération PEEP souligne l’importance de « recréer du lien avec l’école »

 

 

Ce jeudi, l’Elysée a mis en avant le fait que le retour à l’école se ferait progressivement et sur la base du volontariat des parents à partir du 11 mai.

Or, de récents sondages révèlent les inquiétudes de nombreuses familles et la crainte de certains parents à l’idée de remettre leurs enfants à l’école. Pour plus de six Français sur dix (63 %), la réouverture progressive des établissements scolaires à partir du 11 mai est une mauvaise décision(1).

La PEEP estime que cette décision des autorités constitue une réponse aux nombreux parents qui ont émis de fortes inquiétudes après l’annonce du retour de leurs enfants sur les bancs de l’école à compter du 11 mai. En effet, alors que nous subissons une situation sanitaire exceptionnelle, les différentes annonces concernant le retour à l’école se succèdent, générant chez des milliers de parents des réactions émotionnelles inédites. Les autorités ne pouvaient faire autrement que laisser à ces parents la possibilité de décider de rester confinés avec leurs enfants.

Dans une perspective légale, les parents qui ne souhaitent pas envoyer leurs enfants à l’école devront justifier de la continuité pédagogique. C’est une lourde responsabilité et un engagement fort.

La PEEP tient à souligner que dans ce contexte, les parents, les enfants et les professeurs sont fragilisés. Les liens avec l'école se distendent progressivement au fil des semaines de confinement. Or, ces liens sont essentiels pour construire les individus de demain, les citoyens qui feront notre société. Pour la PEEP, Il faut de toute urgence remédier à cette situation et rappeler à tous que l’école est une chance !

La PEEP appelle également à s'interroger sur les moyens numériques et pédagogiques à mobiliser pour permettre cette continuité des apprentissages en présentiel et en distanciel. Nous ne sommes plus dans l'urgence du confinement, il faut maintenant mettre en place pour les semaines et les mois à venir une instruction de qualité.

La place de l’enfant est à l’école. Il faut rapidement envoyer aux parents les informations précises et les signaux pertinents qui pourront leur redonner confiance.

 

(1) Sondage* Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro publié jeudi 23 avril.

 

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