Lutte contre le harcèlement

La loi n° 2013-595 d'orientation et de programmation pour la refondation de l'École de la République a fait de la lutte contre toutes les formes de harcèlement une des priorités pour chaque établissement d'enseignement scolaire

Pour tenter de rétablir un climat scolaire serein, 500 postes d’assistants chargés de prévention et de sécurité avaient été crées à la rentrée 2012, ainsi qu’une délégation ministérielle chargée de la prévention et de la lutte contre la violence en milieu scolaire auprès de la direction générale de l'enseignement scolaire,

Une première campagne de lutte contre le harcèlement avait alors été lancée dans le but de sensibiliser la communauté scolaire en faisant connaître le phénomène et ses conséquences. 

La direction générale de l'enseignement scolaire, la DGESCO, souhaite maintenant franchir une nouvelle étape, pour « faire reculer le harcèlement de manière significative à l'école, voire l'éradiquer » et annonçait dans le Bulletin Officiel n°31 du 29 août 2013  

 

Pour l’année 2013-2014, sa nouvelle campagne de lutte contre le harcèlement sera organisée autour de trois axes: « engager les écoles et les établissements à élaborer un programme d'actions et mettre à leur disposition des ressources pédagogiques, améliorer la formation des personnels, mieux impliquer les élèves et les parents. »

 

L’un des premiers objectifs pour la Dgesco est que dans chaque école et chaque établissement scolaire, la définition du harcèlement que peuvent subir les élèves soit connue de tous les membres de la communauté éducative pour qu’ils soient à même de reconnaître une situation de harcèlement entre élèves.

Ensuite, pour prévenir et traiter les cas de harcèlement, la direction générale de l'enseignement scolaire recommande de mettre en œuvre un programme d'actions dans les écoles et les établissements pour accueillir et suivre la victime, rencontrer les parents et rendre les sanctions éducatives, impliquer les élèves, etc… Il appartiendra aux établissements d’élaborer un programme pour  « instaurer des dispositifs de repérage et de signalement à destination des équipes ainsi que des protocoles de prise en charge des victimes à destination des élèves, des parents et des personnels. »

La Dgesco préconise aussi de mieux impliquer les élèves et les parents dans la prévention et la lutte contre le harcèlement. Elle explique qu’il convient d’associer les élus lycéens et collégiens à cette campagne, de favoriser les expériences de médiation entre élèves et d'associer les parents et leurs représentants dans la mise en place des projets de prévention.

Un prix, intitulé « Mobilisons-nous contre le harcèlement à l'École », a été lancé à la rentrée 2013. Ouvert aux écoles, établissements et structures péri et extrascolaires pour les jeunes de 8 à 18 ans, il a pour objectif de sensibiliser enfants et adultes au harcèlement à l'École, donner la parole aux enfants et aux jeunes en les rendant acteurs de la prévention, inciter à la mise en place de projets pérennes dans les écoles, établissements et structures concernés.

Les jeunes sont invités à créer une vidéo ou une affiche sur le thème du harcèlement et/ou du cyber harcèlement. La création d'un support de communication permet de sensibiliser les élèves à ce phénomène.

Enfin, un programme de formation de formateurs se déroulant sur trois ans a été engagé. Il concerne des publics intercatégoriels et ainsi, à terme, près de 500 personnes devraient être formées.

Pour les situations qui ne seraient pas résolues au sein des établissements, un N° VERT National « Stop harcèlement » d'écoute, d'information et d'orientation dédié : 0808 807 010,

Numéro gratuit depuis un téléphone fixe ou un portable et ouvert du lundi au vendredi de 9h à 18h (sauf les jours fériés)

Pour les situations particulières de « cyberharcèlement », un numéro vert Net Écoute géré par l'association E-enfance 0 800 200 000 est mis à disposition. 

Liste des plateformes téléphoniques d'appel académiques

AIX-MARSEILLE

04 42 91 75 00

AMIENS

0 800 711 180

BESANÇON

0 800 711 025

BORDEAUX

0 800 208 820

CAEN

0 800 142 144

CLERMONT-FERRAND

0 800 303 204

CORSE

0 800 000 252

CRÉTEIL

0 800 600 790

DIJON

03 80 44 86 82

GRENOBLE

0 800 622 026

GUADELOUPE

0 800 800 453

GUYANE

0 800 006 624

LILLE

0 800 591 111

LIMOGES

05 55 11 43 95

LYON

0 800 409 409

MARTINIQUE

0 800 859 797

MAYOTTE

02 69 61 93 20

MONTPELLIER

04 30 63 65 13

NANCY-METZ

0 808 800 209

NANTES

0 800 001 699

NICE

0 800 537 251

ORLÉANS-TOURS

0 800 320 279

PARIS 

01 44 62 38 98

POITIERS

05 16 52 63 66

REIMS

0 800 510 003

RENNES

0 800 502 806

LA RÉUNION

02 62 48 13 07

ROUEN

02 32 08 93 16

STRASBOURG

03 88 23 34 42

TOULOUSE

0 805 464 646

VERSAILLES

0 800 008 624